II. Les conditions d'implantation nécessaires.

1) Conditions administratives

           Recherche de site favorable

      -Recherche sur les différentes topographies, choisir celle qui sera à même de posséder toutes les caractéristiques dans l’optique d’une meilleure rentabilité.

      -Prise en considération des différents facteurs environnementaux: Site classé au patrimoine national, protection de faune particulière, éloignement du site élevé par rapport au raccordement du réseau électrique…

      -Questionnement sur la cause de différents gènes que le parc peut occasionner.

      -Démarche auprès des habitants pour le faire par du projet et pour ainsi éviter toutes crises et savoir si les habitants approuve ou non l’idée.

 

           L’étude de préfaisabilité

      -Installation d’un mât de mesure ,durant un an, pour voir si le site est bien dirigé et couvre une zone ou le vent est assez fort pour assurer la rentabilité de l’éolienne.

      -Une étude avec des informations météorologique seront effectuer en parallèle pour ne pas  se faire une fausse idée de l’année qui vient de se dérouler.

      -Une analyse économique se fera pour assurer un maintient du projet jusqu'à son terme.

      -Expertise dans différent domaines, tel que l’impact sur la faune ou la flore, l’acoustique engendrée…

 

           Les premiers contacts avec les élus

      -Concertations avec les décideurs locaux : approche de la population avec plusieurs moyens tel des tracts réunion d’information et bulletin municipaux.

      -A chaque étape il faut informer les habitants pour gagner leur confiance, ainsi que d’agir en toute transparence et de leur faire comprendre que leurs avis et points de vue son pris en compte dans l’organisation du site.

      -Monter quel est l’avantage de l’éolien est nécessaire pour faire adhérer un grand nombre de personnes.

 

           L’étude d’impact et le dossier de la demande de permis de construire

      -Présente les impacts, de la construction du parc, sur l’environnement.

      -L’étude est une pièce importante qui permet la délivrance du permis de construire.

       Le document remplit trois objectifs :

1-La manière dont le projet se fond avec l’environnement.

2-Information des pouvoir  public des bienfait du projet qui seront apporté au citoyens concernés.

3-Présentation des informations du projet  au public pour qu’il se fasse son propre avis.

       Il comporte :

L’état initial du site et de l’environnement.

Description du projet, raisons du choix.

Effets sur l’environnement et l’installation (réversible ou non).

Mesure pour réduire, compenser et supprimer les dommages environnementaux.

Etude des effets sur la santé.

Résumer non technique.

 

           Le dépôt de la demande

      -Le démarcheur dépose son dossier complet de demande de permis avec l’étude d’impact, à la mairie correspondante du lieu des travaux.

      -Demande faite au service de la DDE également

 

           La notification du délai d’instruction

      -Les services instructeur de la DDE adressent une lettre de notification du délai d’instruction du permis de construire au pétitionnaire lorsque le dossier est complet et recevable.

 

           L’instruction de la demande de permis de construire

      -Le délai d’instruction du permis est de 5 mois à partir de l’envoi du rapport du commissaire enquêteur au Préfet.

      -Le dossier est analysé par plusieurs administrations et de service spécialisé qui devront donner un avis simple.

      -Ceux-ci sont réuni par la DDE et envoyés au préfet qui décide après avoir eu les avis du Commissaire Enquêteur et de la Commission des sites, Perspectives et Paysages.

 

           La réponse de l’administration

      -Lors de l’autorisation de construire, un arrêté de permis de construire et des imprimés de déclaration d’ouverture et d’achèvement des travaux sont envoyés au chef de projet.

           Le chantier

       La construction d'un parc éolien se déroule sur une durée de six à neuf mois. Le planning de déroulement d'un chantier standard se présente ainsi :

  • Travaux de terrassement = 1 mois
  • Fondations en béton = 2 mois
  • Raccordements électriques = 3 mois
  • Montage des éoliennes = 1 mois
  • Essais de mise en service = 1 mois
  • Démarrage de la production = 1 mois

    L'exploitation

Le parc éolien sera exploité pendant une vingtaine d'années, correspondant à la durée moyenne de vie des éoliennes. Le pilotage et le contrôle des éoliennes est assuré à distance depuis un centre d'exploitation. La présence humaine sur le parc éolien se limite donc aux opérations de maintenance programmée et imprévues (incidents ou pannes).

    Le démantèlement

En fin d'exploitation, le parc éolien doit être démantelé. Les éoliennes sont démontées et le site est ensuite remis en état. L’exploitant est tenu de disposé des ressources financière nécessaires.

Ex: Il a fallu 4 ans à Fauquembergues mais l'Etat a favorisé le passage du dossier pour montrer l'exemple.  

 

2)     Conditions topographiques

 

       Un choix judicieux est évidement requis pour l’implantation d’un parc

 

       L’exposition au vent et bien sûr la première des qualités d’un site, sa grandeur en est la deuxième plus importante et ensuite sa distance par rapport à un raccordement électrique, un éloignement relatif  vis-à-vis de la population, si population il y a, pour faciliter l’implantation sans trop de gène.

      Les littoraux et les reliefs sont les endroits les plus prisés pour leur emplacement dans des zones dit « de plein vent ».

      Plusieurs effets sont donc misent à profits pour l’optimisation du rendement éolien.



           Premièrement l'effet de tunnel 



       Par ce schéma on voit que les vents s’engouffrent dans le creux formé par ces deux montagnes. Le principe est que, lors du passage des vents, La vitesse donc la force du vent augmente : l’implantation d’une ou plusieurs éoliennes sur ce plan optimisera donc grandement la production d’électricité. Cependant ce schéma est représentatif de la réalité que lorsque les versants impliqué  sont fait de relief relativement lissent, car s’ils étaient faits de roches protubérantes et de trou le vent changerait rapidement de sens et de force ce qui entrainera l’usure prématuré de l’éolienne et un approvisionnement discontinu. 

           Deuxièmement, l'effet de colline



        Comme on peut le voir sur le schéma, l'éolienne est installée en haut d'un relief élevé. Sur les collines, il existe deux zones de pressions, les hautes et les basses pressions.
La zone de haute pression se trouve sur la face de la colline exposée au vent. Celle-ci par sa résistance au vent, force celui-ci à se diriger vers l’éolienne qui est suivi juste derrière par la zone de basse pression qui ralentit les rafales. L’éolienne une fois de plus, est accélérée par ces multiples sources de vent qui augmente le rendement. De même que pour l’effet tunnel les reliefs qui servent de site ne devront être accidenté sous peine de forte dégradation des machines.

       Ces effets sont donc propices pour une implantation de site éolien, pour leur efficacité et leur meilleur rendement qu’un site dit « de base »

          Les vents  

       Les éoliennes commencent à fonctionner à partir d'une vitesse de vent environ égale à 20 km/h (soit environ 5.5m/s). Le frein stoppe les pales où met l'éolienne en drapeau quand la vitesse des vents dépasse 90 km/h soit 25m/s.

                                                                

          Vitesse moyenne des vents en Europe de l'ouest
1cm = 240km 
 

 

       Les zones les plus rentables sont celle supérieur ou égale à 5.5m.s-1 (violet, rouge et orange) En dernier cas les implantations peuvent être effectuées sur les zones de faibles expositions mais ne garantissent pas souvent une bonne rentabilité. (On remarque que les zones les plus rentables sont situées sur les littoraux qui sont beaucoup exposé au vent d’où  l’apparition de parc offshore.

          Les sols  

       La question des sols est surtout une question financière car, si la construction se fait sur du sable ou sur des roches friables comme le calcaire il serait très coûteux de creuser profondément pour pouvoir établir un site idéal.

          Les obstacles naturels  

       La recherche d’un site idéal passe par l’abandon ce ceux qui se situent à proximité de foret ou de montagne jeunes, car leurs sommets risquent  en résistant, de créer des bourrasques qui, comme dit précédemment risquent de raccourcir la durée de vie des machines.



Carte des reliefs en France
1cm = 90km

 

Zones non-éligibles, Jura, Alpes, Pyrénées, montagnes corses.



Carte des forêts en France
1cm = 130km


 

Zones ne pouvant être candidates pour des sites éoliens pour causes de risque de dégradation précoces.

Bien qu'une grande partie de l'est et de l'extrême sud-ouest de l'hexagone reste non exploitable, la France possède tout de même une grande surface qui permet l'implantation d'éoliennes.

          Proximité  

       La proximité est encore une contrainte financière : pour chaque kilomètre de câble du réseau de distribution coûte 40 000€.Un champ éolien doit se trouver à un minimum de 400mètres et doit se situer à plus de deux fois sa hauteur par rapport aux routes. On pourrait y associé aussi le placement de grands immeubles et d’autoroutes qui parement la France entière. B) Les lieux exploitables en France

          Carte des zones exploitables pour l'éolien en France
1cm = 60km 
 

      On constate que les zones les plus adaptées à l'exploitation des éoliennes en France sont la Bretagne, les Pays de la Loire, le Limousin, le Poitou Charente, le Nord Pas de Calais, les contours de la Méditerranée et les zones en bordure du Rhône de la région Rhône Alpes. De plus l'implantation d'éoliennes sur un site agricole ne gène en rien l'exploitation de ce dernier. Au contraire, il permet souvent d’électrifier des lieux isolés.

3)     Conditions des populations et de l’environnement

       D’autres contraintes sont à prendre en compte, le flux migratoire des oiseaux, pour cela il est important de communiqué avec les associations environnementales pour connaître les grands espaces de migrations, pour ne pas être un gène pour celle-ci. Cependant les éoliennes tuent moins que la plupart des autres infrastructures telles que les voitures ou baies vitrées. Contrairement à la chauve-souris qui sont attirées par les infrarouges qui rayonnent à cause d’éléments constituant la nacelle. Celle-ci et se font assommer voir tuer par les pales.                                                                                                                     Certaines personnes, notamment à la campagne, trouvent que le bruit produit par les éoliennes est gênant. Par contre, les habitants de villes assez importantes se plaignent moins. En effet, les gens qui habitent à la campagne n'ont pas le bruit de fond permanent que les habitants des villes ont. Le niveau sonore au pied des éoliennes étant équivalant au niveau sonore de l'intérieur d'une voiture.

       Cela n’a qu’une importance relative dans les régions industrielles déjà largement couvertes d’édifices plus ou moins hauts et sans attrait touristique mais cela un impact plus significatif dans les régions ayant un certain attrait touristique.

          Les pays qui se sont lancés résolument dans la production éolienne d’électricité ont couvert des régions entières d’éoliennes.

       Comme toute machine tournante, les aérogénérateurs émettent un bruit. Le bruit des éoliennes a deux origines : un bruit aérodynamique (extrémité de la pale qui fend l’air) et un bruit mécanique (créé par les différents organes en mouvement à l’intérieur de la nacelle).

       Si le bruit a pu constituer un problème avec les éoliennes de « première génération » qui faisaient appel à des technologies aujourd’hui obsolètes, les émissions sonores des éoliennes modernes ont été réduites grâce à un certain nombre d’innovations technologiques :

       Pour réduire le bruit aérodynamique (extrémité de la pale qui fend l’air), les pales ont été améliorées et leur conception se rapproche aujourd'hui de celle d’une aile d’avion très profilée.
Pour réduire le bruit mécanique au niveau de la nacelle, les constructeurs ont mis au point des engrenages plus silencieux, des arbres de transmission sur coussinets amortisseurs ou encore des nacelles capitonnées.
       S’ajoutent aux bruits dynamique et aérodynamique les bruits de fonds créés par les activités humaines alentours. D’autre part, en présence de vent, les objets de l’environnement s’animent et on peut alors observer un effet de masque : le niveau sonore d’une éolienne se stabilise lorsque le vent atteint une certaine vitesse et, au-delà de cette vitesse, le bruit du vent recouvre celui de l’éolienne.

           Modifications du paysage

       Un effort tout particulier est apporté à la prise en compte de l’intégration des parcs éoliens dans le paysage. Des paysagistes professionnels attachent une importance toute particulière à une conception soignée, préservant le patrimoine existant et les particularités du paysage d’origine.

 

 

 

 

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